Les hieroglyphes

décembre 16, 2008

Pendant plus de dix siècles l’écriture égyptienne est restée incompréhensible, même pour les propres descendants de ceux qui en avaient gravé les figures dans les temples.
Le principe de cette écriture est celui du rébus; appliqué au français, ce système conduirait, par exemple, à transcrire le mot « citron» sous la forme d’un premier dessin représentant une scie suivi d’un autre figurant un tronc d’arbre. Cette description est très sommaire mais permet cependant de se faire une idée approximative de l’écriture hiéroglyphique.

Signes Egyptiens

Le savoir par l'écriture

Le savoir par l'écriture

Les Grecs ont nommé des hiéroglyphes, les caractères qu’ils voyaient gravés en ligne sur les murs des monuments d’Egypte. Ces signes servaient aux Egyptiens de l’Antiquité à écrire les mots de leur langue.
Par extension, le terme de hiéroglyphe se trouve en sous-traitance pour tous les systèmes d’écriture qui emploient des figures d’hommes, d’animaux, de plantes ou d’objets -
Les Hittites, les Aztèques et les Mayas utilisaient aussi des hiéroglyphes.
Tous les systèmes hiéroglyphiques connus ont débuté par la peinture des idées. L’inconvénient de ce procédé ne permettait de rendre directement qu’un petit nombre d’idées toutes matérielles et il fallut avoir recours rapidement à des associations de symboles. Suivi, l’écriture idéogrammatique qui peignit les idées, mais qui n’enregistrait ni les sons de la langue ni ses formes grammaticales. Peu à peu, la plupart des signes finirent par posséder, en plus de leur valeur de représentation, des valeurs syllabiques plus ou moins complexes.
L’Egypte, conquise par les Grecs, puis par les Romains, perdit progressivement la connaissance de son écriture qui devint indéchiffrable et mystérieuse avec le temps.

Les révélations de la Pierre de Rosette

C’est la pierre de Rosette (ville du delta du Nil) qui permit au Français Jean-François Champollion, de déchiffrer avec assurance, en 1822, les hiéroglyphes.
L’inscription, sur la pierre est rédigée en trois écritures en hiéroglyphes, en démotique (langue du peuple égyptien, de transcription assez simple) et en grec. Partant du texte grec, Champollion repère le nom du pharaon Ptolémée dans la partie en hiéroglyphes grâce à un cartouche qui entoure son nom. On sut ainsi comment les Egyptiens écrivaient le mot Ptolémée.
A partir de là, malgré la partie hiéroglyphes de la pierre de Rosette incomplète, Champollion découvrit les mécanismes de l’écriture égyptienne. Il devint possible de comprendre les inscriptions et de mieux comprendre l’histoire et la civilisation de l’Egypte ancienne. Caractères sacrés, les hiéroglyphes comprenaient environ sept cent signes, indiquant un objet ou un son. Les hiéroglyphes pouvaient être gravés dans la pierre des monuments, peints sur les murs intérieurs des tombeaux ou tracés sur des rouleaux de papyrus.  Quant aux hiéroglyphes aztèques et mayas, ils n’ont à leur crédit, l’assurance de n’être que  partiellement compris.

Suivre

Get every new post delivered to your Inbox.